Presse/Web

Y a-t-il un milliardaire pour sauver la presse papier ?

A l’heure où la presse peine à trouver un équilibre entre web et papier pour survivre encore quelques années, les gros investisseurs continuent de s’offrir de grands quotidiens. La presse écrite serait-elle finalement rentable ?

Bernard Tapie qui ne regrette pas encore sa décision d’investir dans le groupe Hersant Médias…

Tout le monde le sait, dans la presse comme partout, c’est la crise ! Une crise qui fait des victimes en cascade, principalement chez les grands quotidiens nationaux. Cependant, une étude américaine publiée le 18 mars annonçait une stabilisation dans les recettes de la presse écrite en 2012. Malheureusement, il n’en est rien: l’espoir venait de la publicité en ligne qui a explosé l’année dernière, un bond gigantesque de… 3%. Dans les faits, cela se traduit de la façon suivante : pour 12 dollars de pub perdus sur leur version papier, le web compense cette perte et permet de gagner un euro de plus.

Ce qui n’a pas empêché Bernard Tapie, fin investisseur, de racheter le Groupe Hersant Médias en décembre dernier. Ce choix qui peut sembler risqué ne l’est pas tant que ça : même si la trésorerie n’est pas (encore) à son meilleur, l’ancien ministre assure que "dans la presse quotidienne, la PQR (Presse quotidienne régionale) est de loin le secteur qui a le plus d’avenir (…) mais qui n’est pas encore rentable."

Pour preuve, le quotidien francophone le plus vendu (et qui résiste presque à la crise) est Ouest France (766 970 exemplaires vendus par jour en 2012, suivi de près par le Parisien-Aujourd’hui en France avec 658 503 ex et arrive enfin en 3e position le Figaro avec 330 918 ex…)

Dans l’idéal, Bernard Tapie se voit déjà racheter toute la presse écrite et radio du Sud de la France, un "arc qui irait de la Méditerranée-frontière espagnole à la Méditerranée-frontière italienne."

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Warren Buffett en retard pour sa partie hebdomadaire de Monopoly avec Xavier Niel et Bernard Tapie

A l’instar de l’homme d’affaire français, le champion du monde de Monopoly IRL Warren Buffet annonçait début mars avoir investi 344 millions de dollars en s’offrant près d’une trentaine de quotidiens en 2012. Et ce n’est cette fois pas par charité car selon lui, les PQR rapportent encore de l’argent: « Si vous voulez savoir ce qui se passe dans votre ville – qu’il s’agisse d’une information sur le maire, sur les impôts locaux ou sur un match de football du lycée -, il n’y a pas d’alternative à la presse locale. (…) Je crois que les journaux fournissant une information complète et fiable à des communautés locales et ayant une stratégie internet raisonnable resteront viables pour longtemps. »

Et c’est bien là la difficulté, trouver une stratégie viable entre la version papier et la version web d’un journal. Offrir l’information gratuite sur son site ou créer un système d’abonnement obligatoire, comme le fait le Times depuis 2010, et comme le prévoit le Washington Post dans le courant de l’année…

Mais cette stratégie repose malgré tout sur un gros coup de poker : la volonté du public à payer pour obtenir une " information de haute qualité", car c’est bien connu, personne ne lit Direct Matin

Salim Berkoun.

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