À bas la dépression saisonnière !

from : meteo-paris.fr
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Qui dit fin du mois de mars, dit début du printemps. Au revoir doudoune, gants, bonnet, paysages nus de l’hiver, bonjour doux soleil, jonquilles et dîners en terrasse. Enfin, ça, c’est ce qui devrait se passer.

Dans les faits, l’hiver est interminable. Le teint blafard de la plupart de mes concitoyens est là pour en témoigner. Il a fait froid, neigeux, le vent glacial a fait pleurer nos yeux et peler la peau de nos visages. Mais une caractéristique principale de cet hiver va nous intéresser particulièrement aujourd’hui. Cette période, dont j’espère nous connaitrons la fin très prochainement, s’est révélée être exceptionnellement sombre. Les jours d’ensoleillement, pour certaines régions de France, se sont faits extrêmement rares.

C’est le bilan que tire Laurent Cabrol, journaliste météo de la radio Europe 1

Ce manque d’ensoleillement ne plaît à personne et provoque une sorte de blues général. Le manque de soleil peut provoquer chez l’humain des carences, notamment en vitamine D. Cette même vitamine qui aide à fixer le calcium sur les os (Oui, moi aussi, j’ai regardé la pub Danonino, le petit pot des os costaux). Cette carence n’est pas grave, elle se règle très bien en ingérant une petite ampoule de vitamine D.

  • UNE RÉELLE DEPRESSION

Mais le manque de lumière peut provoquer chez certains un vrai dérèglement de l’humeur. On appelle ce phénomène la dépression saisonnière.

Laurent Chneiweiss, psychiatre, nous explique ce phénomène et comment la lumière peut provoquer un tel bouleversement.

Ce manque de lumière chronique, fait donc vivre, à ceux qui sont prédisposés à cette dépression, « une mauvaise journée » nous indique ce psychiatre. Ce terme un peu général cache de vraies souffrances.

Marie-Pier Lavoie, spécialiste québécoise du phénomène, nous détaille concrètement les retombées que cela provoque sur le quotidien des malades

Effets assez modérés, donc, nous explique ce médecin. Néanmoins, ils sont très pénibles à vivre.  Pour pallier à cela, le meilleur traitement reste, comme toutes les dépressions, la psychothérapie. Mais ici, le mieux est de la combiner avec un traitement de luminothérapie.

  • LA LUMINOTHÉRAPIE

Qu’est-ce donc ? Ecoutez le docteur Christian Even, psychiatre et spécialiste des troubles de l’humeur.

Lorsque les premières séances de luminothérapie chez le psychiatre sont passées, c’est donc chez soi qu’il faut poursuivre son traitement. Pour cela, il faut prévoir d’acheter une lampe adéquate. Comptez en moyenne 200€. Un investissement mais, pour la plupart des malades, ce traitement doit se poursuivre quotidiennement pendant la période hivernale et ce, nous confie ce psychiatre, « pendant plusieurs années ou plus ».

Jeanne Daudet.

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