Ciné : J’ai regardé un film d’ados, et c’était cru !

Un film radical                                                                                                            

On aime ou on n’aime pas.

Image

J’ai détesté.

Curieuse de découvrir les sociétés étrangères (très étrangères) à la mienne, je me retrouve facilement et délibérément au cinéma face à un grand écran, rempli de personnes qui parlent une langue dont je comprends RIEN ! Moins j’entends parler du pays d’origine du film dans mon quotidien de parisienne refoulée, plus constructif sera le film.

Clip ou Klip 

Ce film serbe traite de la vie d’une adolescente dans une petite ville en périphérie de Belgrade. Déluré, débauché, le personnage principal est une (belle) jeune fille de 16ans.

En dépit d’un papa mourant, et d’une maman dépassée par les évènements, ses motivations se limitent à: s’« éclater » comme le veut son entourage (ou sa génération ?), tourner des clips ou films érotiques avec son téléphone, nue toute seule dans sa chambre, et une dernière finalité, avoir une sorte de prince charmant new age, bad boy qui la malmène, la moleste…une relation dominant dominée se met en place et atteint un très vilain degré sous les yeux réceptifs, et accueillants de son entourage…Mais oui bien sûr ça passe.. ! Elle est amoureuse… Dafuck ?!!

Image

Sexe, drogue, alcool et humiliation rythment progressivement sa vie

Jusqu’ici, QUASI rien de choquant, quand on se dit que le film a décidé de se pencher sur un cas. Seulement, je me rends rapidement compte que sa vie n’est pas une exception. Celle-ci reflète le mode de vie d’une génération qui confond scénario de film porno et vie de lycéens. Une jeunesse brutale, agressive. La réalisation quant à elle s’est voulue dérangeante. Je suis mal à l’aise  face à un excès d’exhibitionnisme que la réalisatrice serbe Maja Milos a choisi.

Le rendu est TRASH !

Scène d’une fellation sans censure (à ce moment je comprends l’intiterdiction du film aux moins de 16ans aha !) dans les toilettes crasseuses de l’école, une autre de sodomie…  Le sentiment de malaise est-il indispensable pour faire passer un message? Aussi important soit-il…On va vers une provocation croissante, qui devient avec le temps, abrutissante.

A une période où tout est bon pour attirer l’attention (Un essayiste d’extrême droite qui se suicide à l’église notre dame), ébranler les esprits (les seins à l’air, les Femens ont des choses à dire), la question est largement discutable.

Bande annonce:

Farah ABADA.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s