12 Years a slave

Nominés 9 fois aux Oscars, the New Yorker prétend que c’est « le meilleur film sur l’esclavagisme ».

L’affiche et le titre ne mentent pas, l’approche du réalisateur non plus. L’esclavagisme est une souffrance, un supplice moral et corporel, une douleur quotidienne dans laquelle le mal est la banalité. Des corps meurtris, des âmes broyées, une peur permanente. Steve Mc Queen le réalisateur met en image l’enfer d’un « no human’s land ».

L’histoire d’un jeune noir musicien et père de deux enfants vivant dans le nord des États-Unis comme homme libre dans les années 1840 est kidnappé pour être vendu comme esclave dans une plantation de coton en Louisiane. Le film est inspiré de l’histoire vraie de Salomon Northup.

Les inrocks jugent ce film sans idée de scénario novatrice, ennuyeux et prévisible, de catalogue des souffrances de l’esclavagisme. Après une vision de l’esclavagisme libératrice chez Tarantino avec son déjanté « Django Unchained » ou celle de l’abolition de Spielberg avec « Lincoln« , ici nous sommes dans le vif du sujet. Le réalisateur aborde le sujet de manière frontale, douloureuse et percutante, la dépression d’une vie pourtant prometteuse d’un violoniste talentueux. Il n’y a effectivement pas de détour de fait, il veut montrer que l’esclavage a été aboli pour mettre fin aux supplices que l’homme peut infliger à l’homme (et aux spectateurs). L’apparition d’un Brad Pitt parachuté comme sauveur et « bien faiseur » de l’humanité aurait pu être mieux intégrée mais Monsieur étant producteur…ceci peut expliquer cela.

12 Years a slave
12 Years a slave

Le message est direct et franc mais difficile à supporter. Les deux scènes frappantes de la pendaison de Salomon Northup qui se démène pour rester en vie sur le bout des pieds et des esclaves autour qui ne lui viennent pas en aide, ainsi que la scène de torture des coups de fouets de cette jeune esclave pour s’être absenté nous laisse sans voix et supplicié.

Au delà du « bien pensant » du conflit Noir / Blanc et de l’égalite de l’espèce humaine peut importe sa couleur, il retrace  l’Histoire d’une Amérique divisée.

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