Le festival américain de Sundance fête ses 30 ans !

De l’horreur à la comédie, en passant par les drames intimistes, l’animation, les documentaires et les films d’auteur grand public, le festival du cinéma indépendant de Sundance fête sa 30e édition avec une variété de genres inédite, témoignant de la vitalité retrouvée du secteur.

sundance-2014-featured-photo1Du 16 au 26 janvier, le festival s’installe dans les montagnes de l’Utah, à Park City. Il a été fondé il y a 30 ans par l’acteur et réalisateur Robert Redford, afin d’offrir un espace à la production indépendante, loin des collines Hollywoodiennes.

Au départ très modeste, la manifestation est devenue au fil des ans le rendez-vous incontournable des auteurs américains et étrangers, et a lancé les carrières de cinéastes comme Quentin Tarantino,  Paul Thomas Anderson, Jim Jarmush, ou encore Steven Soderbergh, repéré avec « Sexe, Mensonges et Vidéos », son premier film, qui fut par la suite palme d’or à Cannes en 1989.

Sundance offre cette année aux festivaliers — professionnels mais aussi grand public — 121 longs métrages, dont 100 premières mondiales, venus de 37 pays. Parmi cette sélection, 54 sont des premiers films, dont 35 en compétition.

Le nombre toujours plus élevé de films soumis au comité de sélection — 12.218 cette année — témoigne de la vitalité d’un secteur qui commence à reprendre des couleurs après la crise aiguë de financement, consécutive au séisme financier de 2008.

Le Renouveau du cinéma de genre

Selon les responsables du festival, ce regain d’activité s’accompagne aussi d’un recours plus fréquent aux code du cinéma de genre -suspense, thriller, horreur, action etc.

life after beth
« Life after Beth » film de zombie sélectionné à Sundance.

« Nous observons que les cinéastes indépendants incorporent des éléments de genre dans leurs films, rendus possibles par la technologie« , déclare à l’AFP John Cooper, directeur du festival. Pour lui, le cinéma de genre « aide le public à adhérer de façon plus confortable à des propositions hors des sentiers battus« . En témoignent cette année des films comme « Life after Beth » et « Jamie Marks is dead« , qui utilisent les codes du film de fantômes et de zombies, le premier pour raconter une histoire d’amour, le second pour illustrer un conte initiatique.

Plusieurs stars du milieu indépendant — et au-delà — seront cette année au générique des films en compétition, et défileront sur les « tapis blancs » de Park City. A retrouver par exemple Phillip Seymour Hoffman (« God’s Pocket« ), la créatrice et interprète de la série « Girls » Lena Dunham (« Happy Christmas« ), Aaron Paul de « Breaking Bad » et Juliette Lewis (« Hellion« ), mais aussi Mark Ruffalo (« Infinitely Polar Bear« ) et Kristen Wiig (« The Skeleton Twins« ) seront à l’affiche.

Sundance présente également l’un des films indépendants les plus attendus de l’année, « Boyhood«  de Richard Linklater, tourné avec Ethan Hawke et Patricia Arquette sur une période de douze ans, et qui suit la vie d’une famille et l’entrée des enfants dans l’âge adulte.

Ellar Coltrane jeune, héros du film Boyhood, dont le tournage aura duré 12 ans.
Ellar Coltrane jeune, héros du film Boyhood, dont le tournage aura duré 12 ans.

La section documentaire, deuxième pilier du festival, aligne notamment plusieurs titres sur les ravages de l’internet (« Web Junkie« , « Love Child« ), des films sur le marchand d’armes russe Viktor Bout (« The Notorious Mr Bout« ) ou l’obésité aux Etats-Unis (« Fed Up« ), et les derniers films des « stars » du documentaire Alex Gibney (« Finding Fela« ) et Hubert Sauper (« We come as friends« ).

L’histoire récente sera également auscultée, notamment la campagne présidentielle américaine malheureuse de Mitt Romney (« Mitt« ) ou les relations entre le FBI et le célèbre gangster James Bulger, dont le procès retentissant s’est tenu l’été dernier (« Whitey: United States of America v. James J. Bulger« ).

Pour la première année, le festival présentera également une section destinée aux enfants, avec la première mondiale de la version américaine du film d’animation français « Ernest et Célestine« , qui pourrait bien se retrouver en lice pour les prochains Oscars.

Marlène Haberard avec AFP.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. submarinel dit :

    Salut!!

    Je suis Marine, une ancienne élève de ESJ! Je faisais partie de la promo qui a créé l’objo! Ravie de voir que vous l’utilisez d’ailleurs! Par contre est ce que vous pouvez retirer mon mail des réglages worldpress, et ceux du reste de ma promo? On reçoit un mail à chaque fois que vous postez un article! Ça fait beaucoup beaucoup de mail par semaine!

    Merciiiii !

    Et bon courage à vous tous!

    Marine Long

    >

    1. Oups pardon, merci du retour. On corrige ça tout de suite. Bye

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