Just take it SLOWly

Il y a quelques semaines, la chaine franco-allemande Arte diffusait « Speed – A la recherche du temps perdu« , un documentaire qui interroge notre rapport au temps. L’occasion de faire le point sur le mouvement « Slow », qui a pour but de lutter contre l’accélération générale, pour prendre le temps de vivre. Apparu au début des années 90’s, il devient depuis ces dernières années un véritable label appliqué aux tâches de la vie quotidienne. 

Y aller len-te-ment !

slow-city

Cette expression pourrait être le slogan de nombreux homo oeconomicus, victimes de la cadence de leur vie urbaine frénétique. Notre rapport au temps, le réalisateur allemand Florian Opitz a souhaité l’interroger dans son documentaire à travers une série d’interviews d’experts et de témoins. Plus précisément, il questionne notre gestion quotidienne du temps, et l’émergence de ce phénomène, plutôt paradoxal : l’impression bien fondée que nous avons de moins en moins de temps, alors que l’on ne cesse d’essayer d’en gagner.

Slow life

Le temps, cette unité si précieuse qui depuis ces dernières années, semble revenir au centre des intérêts des habitants de grandes mégalopoles. En témoignent les déclinaisons presque à l’infini de ce mode de vie dit « Slow mouvement ». Ce mouvement a été initié avec la « Slow Food« , un art de vivre développé en Italie dans les années 90’s par le journaliste gastronomique italien Carlo Petrini- récemment nommé « Champion de la Terre » par les Nations Unies, qui encourage

slow_food les consommateurs à mieux apprécier ce qu’ils mangent, de manière consciente et respectueuse. Plus globalement, les mouvements « Slow » revendiquent le ralentissement du rythme de vie, sans pour autant perdre du temps, à une époque où la productivité et le stress règnent en maîtres. Slow media, slow cities, slow money, slow school, slow work, slow sex… Les branches du mouvement ne cessent de fleurir à tout va. Un mouvement peu structuré, qui émerge ici et là, au grès des initiatives individuelles ou groupées, à travers le monde occidental. L’absence de structure et d’une régence générale du mouvement pourrait laisser croire qu’il s’agit là d’une simple tendance, vouée à disparaitre avec le temps (justement). Mais si elle nait de manière désorganisée à partir d’initiatives individuelles, c’est que l’on assiste justement petit à petit à une prise de conscience générale : le rythme de vie que s’impose l’homme contemporain est de moins en moins viable.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notamment le site Slow Food France , ou encore prendre le temps de lire cet article très détaillé sur le mouvement Slow dans le magazine web de la revue CLES.

Marlène Haberard.

Crédit photo image à la Une : DR

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