Situation explosive au Brésil

Un séisme au Brésil. Le pays est au bord de l’implosion. Cette puissance de plus de 200 millions d’habitants est confronté simultanément à l’une des pires crises économique et politique de son histoire. Pour preuve, des manifestations sans précédent ont eu lieu, ce dimanche 13 mars, demandant la destitution de la présidente Dilma Rousseff. 

 

 

Rien ne semble apaiser la colère des Brésiliens. Ils étaient environ 3 millions, dont 1,5 à São Paulo, a défiler dimanche 13 mars dans tout le pays pour réclamer le départ de la présidente de gauche, Dilma Rousseff, réélue de justesse en octobre 2014. Exaspérés par la récession économique et la crise politique qui paralysent le géant d’Amérique latine depuis plus d’un an, c’est une mobilisation historique et national qu’à connu le pays. En cause aussi, son appartenance au Parti des travailleurs (PT, gauche), empêtré dans le scandale de corruption lié au groupe pétrolier Petrobras. Au coeur de l’affaire, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), soupçonné d’être l’un des « instigateurs » du système ayant couté plus de deux milliards de dollars au géant pétrolier brésilien.

 

 

Coup dur pour l’icône des classes populaires.

 

 

Lula-da-Silva-and-Petrobras
Lula et le président de Petrobras, Sergio Gabrielli.      
WikiCommons

 

En plus de sa potentielle implication dans le scandale Petrobras, l’ancien président brésilien est suspecté de blanchiment d’argent et d’occultation de patrimoine. Le parquet de São Paulo a requis, le jeudi 10 mars, le placement en détention provisoire de l’homme de 70 ans. Pour l’heure, l’enquête suit son cours. Mais il semblerait que Dilma, l’actuelle présidente et Lula, le fondateur du PT, renversent la situation.

 

Dilma Rousseff-Lula: l’alliance stratégique?

 

 

BRAZIL: Dilma Rousseff sworn in as Brazil's first female president
La présidente Dilma Rousseff et l’ex président Lula en 2011.
CELSO JUNIOR

 

Pour éviter la chute de son héritière politique, Lula pourrait accepter sous peu un ministère au sein du gouvernement, selon une source gouvernementale. Par la même occasion, l’icône de la gauche brésilienne, qui ambitionne de revenir au pouvoir en 2018, échapperait à la menace scandale de corruption Petrobras.

Cette entrée au gouvernement de Lula, si elle devait se confirmer, permettrait à l’ex-chef de l’Etat de se mettre à l’abri de la justice qui enquête sur les différentes affaires dans lesquelles il est soupçonné d’être impliqué. « Il y a deux possibilités pour lui au sein du gouvernement : devenir chef de cabinet de Dilma Rousseff ou secrétaire du gouvernement », a déclaré mardi à l’Agence France-Presse une source gouvernementale. « L’intention est d’aider la présidente à faire face à la procédure impeachment et pas d’échapper à la justice », a assuré cette source. Une annonce qui sonne comme une tentative de fuite, si ce n’est un aveu de culpabilité pour une bonne partie des Brésiliens.

 

Sans titre

 

Sur Twitter, les internautes n’ont pas manqué de rappeler une phrase attribuée à l’ex-président en 1988 : « Quand un pauvre vole, il va en prison. Quand un riche vole, il devient ministre. ».

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