La Terre Outragée, film déroutant au Saint-André des Arts

Le mardi 15 mars à 20h30, le cinéma Saint-André des Arts à Paris projettera La Terre Outragée, film réalisé par Michale Boganim, suivie d’un débat. Docu-fiction qui traite des oubliés de Tchernobyl.

Capture d’écran

Au 30 rue Saint-André des Arts, dans le 6ème arrondissement de Paris, c’est dans l’univers dérangeant de Tchernobyl que le cinéma invite ses spectateurs à se plonger ce mardi. Une séance suivie d’une rencontre avec Raymond Delambre, conférencier sur le cinéma.

Une catastrophe aux conséquences irréversibles

26 avril 1986, dans la centrale Lénine en RSS d’Ukraine, surgit une catastrophe nucléaire aux conséquences irréversibles. Les habitants de Pripiat ne se doutent de rien, mais pendant qu’Anya et Piotr se marient, que Valéry et son père Alexei plantent un arbre et que Nikolay effectue sa tournée dans les bois, la centrale nucléaire de Tchernobyl est en pleine explosion. Un accident sans précédent qui coûte la vie de Piotr et la disparition d’Alexei. Tous les habitants évacuent la région. Dis ans plus tard, Pripiat est devenue une ville fantôme qui fait froid dans le dos. Nous retournons explorer ses bâtiments délabrés, ses rues oubliées aux côtés d’Anya, qui travaille comme guide dans la zone…

Un documentaire-fiction bouleversant qui nous emmène dans le monde oublié de Tchernobyl, qu’Anya nous raconte avec un calme touchant.

« Soudain j’ai vu des larmes couler sur les joues de ma mère. Elle ne voulait pas pleurer, mais les larmes coulaient toutes seules… Les pires choses se passent sans bruit, c’est comme ça. »

Seul tournage dans le No man’s land de Tchernobyl

La Terre Outragée est le seul film à traiter de l’après-Tchernobyl. Un sujet laissé de côté, oublié, que la réalisatrice a tenu à nous raconter. Michale Boganim est la seule à avoir pu tourner dans le no man’s land qui entoure la centrale depuis avril 1986. Des lieux réels qui surpassent n’importe quel décor de film et qui nous plongent dans une histoire vraie.

Pripiat – Capture d’écran

Tchernobyl ou « herbe de l’oubli »

La perte d’un être cher, de sa maison, de sa ville. Tout bascule pour ces 10 000 habitants qui se voient évacués de leur terre. En une journée, ils doivent se séparer de tous leurs biens, dire au revoir à leur animaux, leur ville. Mais les souvenirs, ils les garderont à vie. Un poids qui les pèsera jusqu’au bout.

Anya – Capture d’écran

C’est avec le personnage énigmatique d’Anya que la réalisatrice nous fait rentrer en immersion dans la ville de Pripiat. Anya, elle, a choisi de revenir. Elle conte l’histoire de Tchernobyl aux touristes avec un sang froid surprenant et une tristesse dissimulée. Elle est douce et stoïque. Pourtant, elle souffre. Les cicatrices recouvrent ses souvenirs qu’elle nous partage petit à petit, dans l’intimité de ce film. L’actrice qui joue le rôle d’Anya est Olga Kurylenko, une française d’origine Ukrainienne. Née en Ukraine, elle prend très à coeur ce rôle.

« Comme spectatrice, les films qui m’ont le plus touchée sont des films intimistes. J’aime le cinéma qui sonde les êtres, les caractères humains. »

Un film prenant à voir absolument.

Tarifs : Normal 8€ / Réduit : 6,50€ / Cartes illimitées : 5€

Bande annonce du film ici.

Taleesa HERMAN

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