#NuitDebout, une capitale insomniaque

Ce weekend, c’est une ambiance de festival qui réunit ces quelques centaines d’étudiants sur la place de la République à Paris. Une mobilisation générale qui séduit étudiants, travailleurs, ou encore la DAL, tous venus avec un objectif bien personnel.

Assemblée générale du dimanche 3 avril 2016 - Taleesa Herman
Assemblée générale du dimanche 3 avril 2016 – Taleesa Herman

« On y va tous ou on n’y va pas ! »

Une mobilisation générale pour des objectifs personnels

La convergence des luttes, c’est ce que prône ce mouvement. Le droit au logement, la loi travail, les médias de masse, le statut des réfugiés ou même la légalisation du cannabis, une liste de motifs très différents qui a mobilisé plusieurs centaines de Parisiens ce week-end.

Place de la république – Taleesa Herman

Au cours des plusieurs assemblées générales, chacun s’exprime librement, la parole est donnée à tous. Des traducteurs en langue des signes proposent même leur aide. Au début de l’assemblée, les codes gestuels sont rappelés à tous. Grâce à leur bras, les militants peuvent faire savoir leur accord ou désaccord. Le but étant d’éviter toute cohue. Il leur suffit d’agiter les bras en l’air pour dire « je suis d’accord » et au contraire, de croiser les poignets pour dire « non ».

Une mobilisation pacifiste

Suite aux nombreux débordements des manifestations contre la loi El Khomri, les organisateurs ont cette fois insisté sur certaines règles : pas de cohue, pas de violences, un respect d’autrui, un dialogue calme. Un engagement que tout le monde semble partager.

L’assemblée générale de ce dimanche se déroule sans altercations. Elle débute aux alentours de 18 heures et donne la parole aux militants qui le souhaitent. Les témoignages se succèdent avec rythme, les intervenants ont tous 3 min de parole.

« Ce mouvement doit protéger les plus faibles d’entre nous » entend-on lorsque les réfugiés prennent la parole. « Nous sommes syriens, soudanais, lybiens. Nous voulons vivre ici. Aidez-nous. »

Un petit village dans le coeur de Paris

Afin de subvenir aux besoins des militants, de nombreux bénévoles se sont associés afin de tenir différents stands. On retrouve une cantine à Prix Libre, où chacun paie ce qu’il estime juste. L’un des organisateurs de ce stand se réjouie de l’implication des bénévoles.

« Il n’y a pas d’organisation à proprement parler, chacun donne ce qu’il souhaite et pour le moment, ça fonctionne bien. »

L'infirmerie de #NuitDebout - Taleesa Herman
L’infirmerie de #NuitDebout – Taleesa Herman

Juste à droite de cette cantine se trouve aussi une infirmerie pour les plus démunis. Quelques lits, quelques médicaments et des bénévoles prêts à proposer des soins pour ceux qui en ressentent le besoin. Mais dans cette tente, c’est surtout une écoute que les aides soignants offrent.

Une suite encore floue

Bien que l’organisation de cette protestation ait été encadrée avec soin, la suite reste encore à définir. Certains affirment qu’aucune suite n’est encore envisagée, d’autres espèrent étendre ce mouvement à la France entière.

Le mouvement se fait cependant entendre à l’Elysée, où trois ministres reçoivent aujourd’hui les principales organisations telles que l’UNEF, afin d’ouvrir le dialogue. Reste à savoir quel sera le bilan de ces discussions.

Taleesa Herman

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