Militaires attaqués au Louvre : le suspect refuse de parler

L’auteur présumé de l’attaque à la machette contre des militaires au musée du Louvre le 3 février a été entendu dimanche à l’hôpital, mais il refuse de parler.

Après une première audition dimanche matin, les enquêteurs ont tenté une nouvelle fois d’interroger le suspect mais ce dernier « refuse toujours de s’exprimer » a indiqué une source judiciaire en début de soirée. Soigné à l’hôpital Georges Pompidou pour des blessures sérieuses à l’abdomen après avoir été touché par les tirs de riposte d’un militaire, son état s’est amélioré samedi rendant les auditions « possibles » selon le corps médical. De nouvelles auditions pourraient être programmées au cours de sa garde à vue.

AFP / Paz PIZARRO, Simon MALFATTO
AFP / Paz PIZARRO, Simon MALFATTO

Vendredi vers 09H50, dans la galerie marchande du Carrousel du Louvre, l’agresseur, une machette dans chaque main, a foncé sur une patrouille de militaires en criant « Allah Akbar ». Un premier soldat a été légèrement blessé au cuir chevelu, un second a tenté de repousser l’assaillant sans user de son arme, avant de tirer, à quatre reprises, le blessant grièvement.

Trois jours plus tard, des questions restent en suspens dans l’enquête ouverte pour « tentatives d’assassinats aggravées en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroriste criminelle« . Si les enquêteurs cherchent toujours à déterminer formellement l’identité de l’assaillant par des tests ADN, les indices retrouvés dans son téléphone et les recherches menées sur la base de données biométriques des demandeurs de visas Visabio, ont permis d’identifier Abdallah El-Hamahmy, un ressortissant égyptien de 29 ans inconnu des services de police français.

La Carrousel du Louvre a rouvert ses portes au public, samedi. JACQUES DEMARTHON / AFP
La Carrousel du Louvre a rouvert ses portes au public, samedi. JACQUES DEMARTHON / AFP

En novembre dernier, ce cadre commercial  dans une entreprise spécialisée dans la protection de l’environnement aux Émirats arabes unis avait obtenu du consulat de France un visa touristique d’un mois. L’homme est entré légalement en France le 26 janvier par un vol en provenance de Dubaï avant d’emménage pour une semaine dans un appartement situé rue de Ponthieu dans le 8e arrondissement de la capitale. Deux jours plus tard, il a acheté deux machettes dans une armurerie du quartier Bastille pour 680 euros, payés en liquide. Son vol retour était prévu le 5 janvier. Selon une source proche de l’enquête ce voyage était prévu de longue date. L’appartement proche des Champs-Elysées avait en effet été réservé en ligne en juin 2016.

Les motivations de l’assaillant, même s’il s’agit d’ »un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute« , pour le président François Hollande. Les enquêteurs s’intéressent notamment à des tweets postés en arabe, quelques minutes avant l’attaque, sur un compte au nom de Abdallah El-Hamahmy et où il semble apporter son soutien au groupe djihadiste Etat islamique.  le Le père d’Abdallah El-Hamahmy, un haut gradé de la police égyptienne à la retraite, a quant à lui exprimé son incrédulité à l’AFP, affirmant que son fils n’avait montré aucun signe de radicalisation.

Maëlle Auriol

 

Crédit photo à la Une : AFP

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