Bob Marley : des enregistrements inédits retrouvés et restaurés 40 ans après

13 bandes sonores enregistrées par Bob Marley dans les années 70 ont été retrouvées l’année dernière. 10 d’entre elles ont pu être restaurées.

Après avoir passé plus de 40 ans stockés dans des cartons dans le sous-sol du Kensal Rise, un hôtel au nord-ouest de Londres, des enregistrements du chanteur jamaïcain, qui aurait eu 72 ans ce lundi, ont été retrouvés en 2016 et restaurées selon le Guardian.
Les cassettes ont été «sauvées» par Gatt Joe, un homme d’affaire britannique passionné par Bob Marley après avoir reçu un coup de téléphone d’un ami lui assurant avoir trouvé des bobines de l’artiste jamaïcain.

«Il faisait un grand ménage dans le bâtiment et est tombé sur ces cassettes des années 1970. Je ne pouvais pas rester là à laisser ces objets, endommagés ou non, être détruits, alors je lui ai demandé de ne pas s’en débarrasser», explique-t-il.

Gatt Joe a ensuite confié les bandes à Louis Hoover, un chanteur de jazz, et à Martin Nichols, un technicien du son. Douze mois de travail minutieux ont été nécessaire pour remastériser les bobines.

«Elles étaient dans un si mauvais état qu’elles auraient dû être jetées, mais j’ai passé des heures et des heures à les nettoyer avec minutie afin qu’elles soient prêtes à être jouées sans qu’il n’y ait de risque qu’elles s’endommagent davantage» a précisé Nichols.

DR
Une des 13 bandes magnétiques à bobine trouvée dans un sous-sol d’hôtel humide à Kensal Rise où Bob Marley et The Wailers sont restés pendant leurs tournées d’Europe au milieu des années 1970. Crédit : DR

Parmi les 13 cassettes retrouvées, 10 ont pu être sauvées. Deux d’entre elles étaient vierges et une était trop endommagée. Les enregistrements, connus comme « The lost masters« , sont des captations de concerts qui se sont déroulés à Londres et Paris entre 1974 et 1978.  Elles contiennent quelques uns des plus célèbres morceaux du , comme «No Woman No Cry», «Exodus» et «I Shot the Sheriff».
Le résultat a dépassé toutes les espérances. Les enregistrements «sont désormais au format numérique et d’une grande qualité». La restauration aura coûté 25.000 livres, soit près de 29.000 euros. Un prix justifié d’après Hoover : «J’ai senti les poils de mon cou se hérisser. J’ai ressenti de vrais frissons de bonheur en écoutant cette cassette», a-t-il assuré.

Maëlle Auriol

Crédit photo à la Une: Ian Dickso/Rex/Sipa

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