Césars 2017 : la torture annuelle s’annonce cruelle

Chaque année depuis 1975, la grand-messe du cinéma français décerne ses « prestigieuses » récompenses à des films aboutis, engagés, soignés, percutants… Et boudés par le public : Mal de pierres, Une Vie, Irréprochable, La fille de Brest, Rester vertical, La danseuse et d’autres ! Il n’y a même pas besoin de lire les synopsis, rien que les titres affreusement « clichés du cinéma français » nous donnent envie de mourir d’ennui ! 

Une cérémonie des Césars c’est un peu comme poireauter dans la salle d’attente d’un médecin avec un insupportable mioche qui tape contre sa chaise, et pousse des braillements stridents quand il joue avec les deux trois jouets en plastoc tout sortis d’une vieille brocante. C’est insoutenable, c’est horripilant, mais on prend notre mal en patience, parce qu’on espère naïvement que la soirée va ENFIN décoller. Mais elle ne décolle pas, et arrivés à la remise du César du meilleur film, vous vous emportez et jurez qu’on ne vous y reprendra plus. Mais cet éternel optimisme, cette insatiable curiosité qui vous caractérisent vous pousseront à zapper dessus l’année suivante, espérant secrètement qu’elle sera meilleure que la précédente… Et c’est ainsi que nous faisons vivre les césars depuis tant d’années : en n’apprenant jamais de nos erreurs. A tous ces amnésiques des Césars, voici un petit récapitulatif des raisons pour lesquelles vous ne DEVEZ PAS regarder les césars 2017.

N°1 : On s’emmerde !

Le point commun à toutes les cérémonies depuis 1996 (oui parce qu’on allait quand même pas se taper l’historique des césars depuis 1975 pour vos gueules faut pas déconner) c’est l’ennui. On se fait chier du début à la fin, et les raisons sont multiples :  maîtres de cérémonie insignifiants, discours de remerciements à rallonge des lauréats, concours de la plus mauvaise introduction de catégorie récompensée, intermèdes balourds et grotesques soit-disant comiques qui feraient presque oublier que notre pays a été le roi de la comédie (RIP Gérard Oury)… Il n’y a rien à espérer des Césars, alors quitte à se morfondre 3 heures, autant y prendre un minimum de plaisir : lire un bouquin, jouer à Fifa, ou essayer de terminer le Lincoln de Spielberg !

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Les trophées seront remis aux lauréats le 24 Février 2017. Crédit Capture d’écran

N°2 : Des stars ? Où ça ?

C’est un fait, nos « stars » de cinéma bien franchouillardes ne font plus rêver personne, et ne venez pas nous taxer de rageux ou de francophobes, on ne fait que relayer l’abominable vérité. Outre le fait que nos acteurs n’aient AUCUN sex-appeal, si un Chris Pratt ou un Leonardo DiCaprio se cachait dans le cinéma français on l’aurait débusqué depuis belle lurette, c’est leur propension à TOUJOURS rester cantonnés dans ce cinéma français étriqué et incestueux qui nous sidère. En tout et pour tout, on n’a que 2 actrices qui font de l’international : Marion Cotillard et Léa Seydoux; l’une n’a eu aucun rôle marquant depuis 10 ans, et l’autre fait son bout de chemin tout en suscitant un rejet du public français. Chapeau ! On est loin des Pénélope Cruz (Espagne), Benicio Del Toro (Mexique), Ryan Gosling (Canada), Denis Villeneuve (Québec), Neil Blomkamp (Afrique du Sud)…

N°3 : Remballe tes films !

Une cérémonie chiante au possible, ok. Des acteurs franco-français à la notoriété très confidentielle, d’accord. Mais rattrapez-vous au moins sur les films bon dieu ! C’est quoi cette sélection de films français tout droit sortis d’un sketch du Palma Show ? On a envie de se foutre en l’air rien qu’en lisant les titres ! Et ça s’étonne que le public français, en plus d’être le plus gros consommateur d’antidépresseurs, soit le premier à bouder les films français que l’académie veut récompenser… Il n’y a aucune honte à vouloir rendre un film attrayant pour les spectateurs, ce n’est pas trahir sa vision de l’art que de la rendre accessible au public, au contraire ! Et tant que les cinéastes français n’auront pas compris qu’un film est fait pour être vu du plus grand nombre, et pas seulement par une caste de bobo intellos coupés des réalités, alors on pourra parler.

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Roman Polanski, Président de Cérémonie des Césars 2017 désigné par l’Académie. DR

N°4 : Pas de pédo comme PC

Comment s’acheter de la pub pas cher quand on est une cérémonie ringarde et vieillissante qui attire chaque année de moins en moins de téléspectateurs ? Réponse : une polémique ! Et les mecs du service com’ n’y sont pas allés de main morte : on te prend un bon gros réalisateur adoubé par tout le milieu, avec accessoirement une casserole judiciaire aux fesses que tout le monde semble avoir oubliée, et on le balance Président de Cérémonie (PC) dans le plus grand des calmes; puis on attend que le feu prenne.  La réaction a été immédiate : indignation, colère, consternation… Un homme qui fuit la justice depuis 40 piges, tout génie soit-il, mérite une bonne beigne dans sa tronche, mais certainement pas un siège de président. Certes, il a décliné l’offre (encore heureux !), mais l’initiative des césars est suffisamment honteuse et immorale pour servir de motif de boycott.

Crédits photo : DR

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