Hyperloop : le train supersonique débarque en France

À Toulouse, un nouveau centre de 3000m² va accueillir le projet futuriste du milliardaire Elon Musk, Hyperloop. Ce mode de transport pourrait relier Paris à Marseille en 40 minutes.

Schéma de l'Hyperloop – Crédit photo : Hyperloop Transportation Technologies
Schéma de l’Hyperloop – Crédit photo : Hyperloop Transportation Technologies

Imaginez un wagon se déplaçant à 1200km/h, c’est à dire flirtant avec la vitesse du son, qui ne fonctionne qu’à l’énergie solaire. Toutes les 30 secondes, vous pouvez embarquer dans une capsule, qui vous fera parcourir de longues distances plus vite qu’en avion, et pour (vraiment) beaucoup moins cher. C’est le projet fou lancé en 2012 par Elon Musk. Le principe est simple : une capsule alimentée à l’énergie solaire se déplace par propulsion électromagnétique dans un tube, sans frottement. Le développement des lignes coûteraient un dixième de ce que coûte celui d’une ligne de chemin de fer, et le coût de fonctionnement serait si bas, qu’un billet Paris-Marseille ne coûterait que 20€.

Un projet en open-source, la SNCF entre dans la danse

En 2013, Elon Musk publie un dossier de 57 pages décrivant de façon détaillée son projet qu’il décrit comme « un croisement entre le Concorde, un canon électromagnétique et une table de hockey pneumatique ». Elon Musk, déjà très occupé —entre autres— par SpaceX et Tesla, place ce dossier en open-source, faisant de l’Hyperloop une invention libre de droits. Ce qui signifie que chacun est libre d’utiliser ce concept, et de fabriquer son propre Hyperloop. Cela permettrait notamment d’accélérer les avancées en termes de recherche et de mise en œuvre.

Le projet a d’abord reçu un accueil mitigé, mais trois start-ups s’emparent du projet : Hyperloop One, Hyperloop Transportation Technologies (HTT), et TransPod. S’en suivent quelques mois de calme, avant l’annonce de progrès importants et de tests concluants. C’est Hyperloop One qui a procédé avec succès au premier test, le 11 mai 2016.

C’est d’ailleurs dans cette société que la SNCF a investi, le jour même de ce test. Ni Hyperloop One, ni la SNCF n’a précisé le montant de l’investissement, mais la société française a été saluée comme « l’une des forces principales derrière le rail à haute vitesse en Europe », affirme Le Figaro.

Un centre à Toulouse

Toulouse était déjà la capitale européenne de l’aéronautique et du spatial, elle sera désormais aussi celle du train supersonique. HTT vient en effet d’annoncer, le 24 janvier 2016, qu’elle allait établir son centre de recherche et de développement à Toulouse, dans l’ancienne base militaire de Francazal.

« Toulouse est le centre névralgique de l’industrie aérospatiale européenne, donc il nous semble tout à fait naturel d’avoir une présence ici, aux côtés de nombreux de nos partenaires », a déclaré lors d’une conférence de presse le PDG d’HTT Dirk Ahlborn, selon Reuters.

La ville de Toulouse compte mettre à disposition d’HTT un bâtiment de 3000m² qui abritera, en plus du centre de recherche et de développement, un laboratoire et une académie. Une trentaine d’ingénieurs et d’étudiants y travailleront. Une piste d’essai d’un kilomètre sera également construite. L’objectif est de pouvoir rapidement construire des prototypes de capsules à tester sur place.  Il est prévu que l’investissement sera de 40 millions de dollars étalés sur cinq ans dans le site toulousain. De quoi réjouir les autorités locales, qui n’attendent cependant pas plus d’une cinquantaine d’emplois directs en retombée.

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