C News C Mieux ? C Pasur

I-Télé, la chaîne d’information principale concurrente de BFM-TV, a été rebaptisée CNews dans la nuit de dimanche à lundi. Après une grève des salariés lors de l’acquisition controversée du groupe Canal Plus par Vincent Bolloré, la chaîne tente de faire peau neuve. Des présentateurs aguerris ont rejoint l’équipe et une nouvelle ligne éditorial est présentée. Le but est simple : rehausser les audiences. Mais pour l’instant, les débuts ne sont pas si simples.

telechargementC+, C8, CStar, I-Télé… ? Non CNews. Lundi 27 février à 5h58, le nouveau logo remplace l’ancien presque naturellement tant la logique visuelle et phonique semble implacable. Depuis la prise en main par Vincent Bolloré, le groupe Canal Plus a subit une homogénéisation dans sa communication marketing afin de renforcer l’image de marque. C’est aussi un moyen pour la direction de relancer la chaîne dont la visibilité avait baissée pour atteindre jusqu’à 1% de part d’audience contre 2% pour BFM. Prévu en octobre ce baptême a été reporté suite à une grève historique de la rédaction (la plus longue de l’histoire de l’audiovisuel français) qui aura duré 31 jours, fait chuter la part d’audience d’I-Télé à 0,6% et fait grimper celle de BFM à 2,5%.

Des départs, des arrivées : du changement.

A la suite de cette grève qui avait débutée lors de l’arrivée de Jean-Marc Morandini sur la chaîne, plus de 100 journalistes sont partis. Son intronisation, alors qu’il est ami avec Vincent Bolloré et qu’il est mis en examen pour corruption aggravée sur mineure, a révoltée les salariés qui redoutaient une gérance trop intrusive du nouveau Président. Alors pour combler les trous sans prendre de risque CNews a misé sur des valeurs sûres et expérimentées, trois personnages aussi âgés que célèbres : Marc Ménant, 68 ans, Patrick Poivre d’Arvor, 69 ans et Jean-Pierre Elkabbach, 79 ans.

 

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Avec les stars de la chaîne déjà en place ,comme Audrey Pulvar, Laurence Ferrari, ou la jeune Virginie Chomicki, les journalistes ont pour mission de réorienter le cœur de cible. Pour se démarquer de BFM, CNews veut viser une catégorie précise. Dans une interview donnée dimanche au Figaro, Gérald-Brice Viret, directeur des programmes du groupes Canal Plus, explique que « CNews va devenir une chaîne pour les CSP+ (Catégorie Socio-Professionnel Favorisée) ». Moins de journalistes signifie aussi qu’il y aura moins d’envoyés sur le terrain et plus de plateau. La chaîne mise donc sur le décryptage de l’information, de plus les relations avec les journalistes et les programmes de Canal+ et Infosport+ devraient se renforcer. A l’instar de Canal + le curseur sera recentré sur le sport, le cinéma et la culture. Le groupe  cherche une transition en douceur, pour relancer la chaîne 16 de la TNT, déficitaire de plus de 20 millions par an.

 « L’objectif est de diviser par deux les perte d’ici 15 mois » Gérald-Brice Viret

Mais si  « un long voyage commence par un pas » (proverbe chinois), celui de CNews n’a pas été une franche réussite. Plusieurs « incidents » ont ainsi plombés le démarrage de la chaîne

Des débuts sur fond de polémique

Alors qu’ITélé vit ses dernières heures dimanche soir, la disparition de la famille Orvault fait partie des titres principaux du journal de la nuit. Les éléments de l’enquête révélés ne sont pas suffisants pour déduire le déroulement des faits. Du coup la chaine lance l’interview d’une profileuse spécialiste de l’intuition. Elle déclare avoir rêvée de l’affaire avant que celle ci ne soit connue. Et l’appel à une voyante pour évoquer un fait divers n’a pas généré un écho favorable chez les téléspectateurs.

Lundi en fin de matinée, pas encore débarrassée de sa casserole du soir, CNews refait parler sur Twitter. En cause un sujet lancé par Pascal Praud dans son émission l’heure des pros :  » le complexe du vestiaire » soit le complexe des hommes face à taille de leur pénis au repos.

« Nous serons les symboles de la renaissance et de l’indépendance » Jean-Pierre Elkabbach, jeudi sur RTL

Une autre polémique est née lorsque l’affaire Pénélope Fillon a disparue des journaux pendant 3 heures sur ordre de Serge Nedjar, directeur de la publication et proche de Vincent Bolloré. Beaucoup lui reproche d’ailleurs son interventionnisme. Aussi Jean-Pierre Elkabbach qui va recevoir tous les candidats à Présidentielle lors de son émission matinale, est par ailleurs conseiller spécial de Vincent Bolloré, qui est aussi son employeur à CNews.

La grève au mois d’octobre est naît d’une crainte, celle de l’emprise que pouvait avoir Vincent Bolloré sur la chaîne. Avec le symbole Morandini, qui était seul a présenter sa première. Normalement ce dernier devrait revenir après la fin des élections pour son émission média.

« D’abord place à l’info » Gérald-Brice Viret­­­­

Surtout priorité à l’image de marque. Et aux économies.

A lire aussi : Les retrouvailles Laurence Ferrari/PPDA sentent le souffre

Crédit photo à la une : Telegramme

Maxime Pallu

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