[VIDEO] Impression 3D : une nouvelle dimension pour la médecine

Quinze ans plus tôt, Luc Besson mettait en scène dans son film Le 5ème élément, un 23e siècle futuriste où l’héroïne Leelo est entièrement synthétisée par un réplicateur biologique, à partir d’un fragment de son corps. Aujourd’hui, ce fantasme d’adolescent amoureux de science-fiction est déjà à notre portée. Dans un écosystème à la pointe de l’innovation, il est devenu possible de se créer, télécharger et imprimer une prothèse. Le chemin est long pour la démocratisation totale de cette technologie innovante, mais offre des perspectives incroyables pour le domaine médical.

Léon est né avec une maladie rare, l’agénésie ou plus simplement appelée une malformation des membres de la main, qui atteint chaque année entre 80 et 100 enfants en France. Chez Léon, elle se manifeste par l’absence de quatre doigts. La médecine traditionnelle ne peut pas proposer de solutions adaptées à ces jeunes patients pour leur permettre de retrouver leur fonctionnalité. Mais aujourd’hui, ce défi est relevé par la technologie de l’impression 3D.

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Le processus de l’impression. Crédit :  Stefano Tinti/Shuttersotck

La fabrication additive, plus connue sous le nom de l’impression 3D, est une technique de fabrication basée sur l’assemblage de couches successives. Une technologie abordable, rapide et ouverte à tous. Elle révolutionne déjà l’univers de la mode, de la cuisine, mais aussi de la santé.

Comme tous les enfants de son âge confronté à un handicap, Léon sait déjà que le regard des autres peut être douloureux.

« A l’école, dès qu’il change de classe où quand des nouvelles personnes le découvrent, ils viennent souvent le voir en lui posant toutes ces questions : pourquoi tu es comme ça ? Est-ce que tu t’es fait écraser la main? Est-ce que tu t’es fait manger par un crocodile? Est-ce qu’ils ont fondu tes doigts?« , confie Jean-Baptiste Wery, le père de Léon.

Les prothèses proposés par la médecine actuelle sont hors de prix et ne sont pas adaptées à sa morphologie. C’est pour cela que Léon et ses parents se sont tournés vers la 3D. « Le bénéfice c’était plutôt par rapport aux copains, au regard que les gens portent sur son handicap. D’un coup, il est arrivé avec cette main et tous les enfants avaient envie d’avoir la même!« , poursuit Jean-Baptiste Wery.

C’est grâce à l’association E-Nable France que Léon a pu bénéficier de sa prothèse imprimée en 3D, parfaitement adaptée à la morphologie de sa main. L’association, créée par Thierry Oquidam, fabrique et offre des appareils à des enfants atteints de la même maladie que Léon. Des prothèses, complètement personnalisées par les enfants au moment de la conception :

« C’est un peu « Dieu » d’être capable de changer un petit peu la vie des gens. Ce n’est pas énorme, mais ça fait différence en termes de joie et de bonheur. On sait comment les enfants sont entre eux donc quand le petit Léon va à l’école, ça reste un enfant avec un handicap. Alors quand il va à l’école avec sa main multicolore de super héros qu’il a lui même dessiné, il devient le mec le plus cool de la classe« , se réjouit-il

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Thierry Oquidam, le fondateur de E-Nable France. Crédit : DR

La 3D est déjà largement utilisée dans le secteur médical. Mais pour les esprits créatifs, ils existent des Fab Lab, des ateliers partagés gratuits, où chacun peut donner forme à son projet, quel qu’il soit, en l’imprimant en 3D.

Par Yulia Vasilyeva

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